20 février 2007

Vachibou, la brebis égarée

Pour fêter le 400ème anniversaire de la ville, la France a offert à Québec une mascotte répondant au nom de "Vachibou". Cette création humoristique (ouais... vraiment super drôle...) est censée représenter une vache (pourquoi une vche ?) avec des cornes de caribou.

Les préjugés sur le Québec ont la vie dure en France. Pour que le portrait soit encore plus complet, la France aurait pu repousser les limites de sa générosité (et de son sens de l'humour... hum hum...) :
- en ajoutant quelques artifices à Vachibou (des plumes d'indien, une queue de castor, une feuille d'érable sur le pis, une Molson autour du cou, un chandail du Canadien) ;
- en présentant la mascotte devant un igloo (ou un Tipi au choix).

Franchement... par moments, j'ai honte d'être français. Au nom du peuple français, veuillez recevoir, chers cousins québécois, toutes nos excuses.

Pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font.

14 février 2007

Résultat du sondage sur la cruise au bureau

Cruiser une collègue de bureau des ressources humaines, de 9 ans sa cadette et dont le contrat à durée déterminée se termine à la fin de cette semaine, était pour la grande majorité d'entre vous un risque à prendre.


Je vous confirme que c'était effectivement une excellente idée.

Chers lecteurs, ma nouvelle dame de coeur est une future-ex... collègue.

12 février 2007

Tanné de la Saint-Valentin ?

Que dire de plus ? Encore une fois, les américains ont tout compris... Quand l'appât du gain pousse la créativité à son paroxysme et exploite le manque de temps et d'originalité de nos congénères...

Je lance donc un grand concours : trouver l'excuse la plus tordue pour éviter de célébrer la fête des amoureux.

Soyez créatifs, y a pas de limite !

Le grand vainqueur recevra... toute mon estime.

10 février 2007

Sondage sur la cruise au bureau

Selon vous :

1 - Cruiser une collègue de bureau est :
a. à proscrire
b. envisageable mais à éviter
c. une excellente idée
d. une source de problèmes
e. who cares ?
f. autre (précisez)

2 - Cruiser une collègue de bureau quand on est manager est :
a. à proscrire
b. envisageable mais à éviter
c. une excellente idée
d. une source de problèmes
e. who cares ?
f. autre (précisez)

3 - Cruiser une collègue de bureau travaillant au département des ressources humaines, quand on est manager, est :
a. à proscrire
b. envisageable mais à éviter
c. une excellente idée
d. une source de problèmes
e. who cares ?
f. autre (précisez)

4 - Quand on est manager, cruiser une collègue de bureau, de 9 ans sa cadette, travaillant au département des ressources humaines, est :
a. à proscrire
b. envisageable mais à éviter
c. une excellente idée
d. une source de problèmes
e. who cares ?
f. autre (précisez)

5 - Quand on est manager, cruiser une collègue de bureau, travaillant au département des ressources humaines, de 9 ans sa cadette et dont le contrat à durée déterminée se termine dans une dizaine de jours, est :
a. à proscrire
b. envisageable mais à éviter
c. une excellente idée
d. une source de problèmes
e. who cares ?
f. autre (précisez)

08 février 2007

La dictature de la paranoïa

Dans l'Etat de New York, une proposition de loi du sénateur Carl Kruger veut interdire l'usage du baladeur numérique Ipod, des téléphones portables et autres jeux vidéo lors des déplacements à pied ou en vélo dans la rue pour prévenir tout risque d'accident.

Ce cher monsieur Kruger raconte qu'un jeune homme a été tué à l'automne dernier en descendant du trottoir à un carrefour très fréquenté alors qu'il écoutait de la musique. Et un autre jeune utilisateur d'ipod a également trouvé la mort dans l'Etat le 11 janvier.

La proposition de loi sera présentée cette semaine. Le vénérable M. Kruger précise qu'à sa connaissance il n'existe pas d'autres législations similaires aux Etats-Unis. Selon le texte, les contrevenants seraient passibles d'une amende de 100 dollars.

Bientôt, on n'aura plus le droit :
- de sauter dans la rue, pour éviter de percuter des avions de ligne ou des satellites ;
- de regarder les personnes avec qui on déambule dans la rue ;
- d'avoir un lacet dénoué pour éviter les risques de chute sur la chaussée ;
- d'éternuer trop violemment pour ne pas effrayer les autres passants qui pourraient chuter du trottoir ;
- de rire en regardant quelqu'un sous peine d'être accusé de persécution, de racisme et de harcèlement.

Franchement, dans l'état de New-York, on sait protéger le bien-être de ses concitoyens et dépenser l'argent du contribuable avec un sens des priorités d'une rare acuité. Un bien bel exemple pour les autres états...

02 février 2007

E-pa-noui !

Quel bonheur quand le travail occupe mes journées de 7h à 23h... (c'est moi où le soleil ne s'est pas montré depuis 5 jours ?)

Ma vie sociale est un modèle du genre (il s'est passé quelque chose dans le monde durant cette dernière semaine ?).

J'ai absolument pas envie d'envoyer tout le monde chier (quoi ? c'est quoi ton problème ? hein ? ah... tu veux l'heure...).

Je dors extrêmement bien (4h par nuit, c'est p't-être trop ?).

Je suis reposé (quoi ? quelles poches sous les yeux ?)

Je suis heu-reux, é-pa-noui...

30 janvier 2007

Quand Harper se lâche

Extraits d'une lettre de Stephen Harper, rendue publique ce jour par les libéraux :


«Kyoto est essentiellement un complot socialiste qui vise à soutirer des fonds aux pays les plus riches, peut-on lire dans la lettre, qui est signée de la main de M. Harper. La mise en application (du traité) nuirait gravement à l'industrie des hydrocarbures, qui est essentielle aux économies de Terre-Neuve-et-Labrador, la Nouvelle-Ecosse, la Saskatchewan, l'Alberta et la Colombie-Britannique. Les travailleurs et les consommateurs de partout au Canada y perdront. L'ACCORD DE KYOTO NE FAIT PAS DE GAGNANTS AU CANADA (NDLR:en masjuscule dans le texte)».



«Mais nous ne pouvons le faire seuls. Il faudra une armée de Canadiens pour battre Kyoto, tout comme cela a été le cas pour battre (l'accord constitutionnel) de Charlottetown».

Chers Canadiens, tous aux armes ! L'axe du mal a un nouveau membre : Kyoto.

Heureusement que la défense de l'environnement et la lutte contre les changements climatiques ne préoccupe personne à travers le monde, sinon Harper aurait pu compromettre sa brillante carrière politique. When S. Harper gets sharper...

28 janvier 2007

La coupe est pleine

Je ne sais pas si mes planètes sont mal alignées en ce moment, mais après la pollution téléphonique au bureau , voilà que les "télémarketeux" viennent me faire ch*** jusque chez moi.

Vendredi soir, 19h15, mon tél sonne. Au bout du fil, Michel, qui désire me sonder sur les boissons gazeuses non alcoolisées (BGNA). Un moment d'inattention (un superbe décolleté pigeonnant à la TV) et me voilà qui donne mon accord pour 20 minutes de torture... et ce, bien que je lui précise que je ne bois pas de BGNA, hormis un Coke de temps à autre (par ex, les lendemains de brosse pour ses extraordinaires vertus "Maaloxiennes").

Extraits des principales questions farfelues :

- Etes-vous le seul à boire des BGNA dans votre foyer ? (Michel, ça fait 3 fois que je te dis que j'habite seul et que j'en bois quasiment pas)

- Maintenant, je vais vous donner une liste de boissons et vous me direz pour chacune, à quelle fréquence vous en buvez. (Michel, ça fait 7 fois que je te dis que je bois pas de BGNA hormis un coke de temps en temps).

- Bien, maintenant, je vais vous énumérer une liste d'adjectifs. A chacun dites-moi à quelle marque cela vous fait penser ?
- OK.
- Contemporain ?
- Euh...
- Osé ?
- Euh...
- Insolite ?
- Euh...
- A la limite ?
- Euh...
- Détonnant ?
- Euh... excusez-moi, mais c'est quoi ce questionnaire débile ? C'est bien de boissons gazeuses dont il s'agit ? Vous vous rendez compte que ça n'a aucun sens ?
- Je comprends monsieur, mais je suis pas payé pour juger le questionnaire.
- Je sais, c'est pas contre vous, mais dites bien à son concepteur qu'il arrête de fumer la moquette.

Et après 63 nouvelles questions du même acabit et une résistance insoupçonnée de ma part, j'ai pu retourner vaquer à mes occupations. Le superbe décolleté s'était évanoui. C'est décidé, je ne décroche plus mon téléphone le soir entre 18 et 20h.

27 janvier 2007

Tague et test migratoire

A peine le temps de déposer ma demande de résidence permanente que le sympathique humoriste québécois Martin me met à l'épreuve en me refilant la tague des 5 secrets, qui, telle un boomerang, m'est revenue dans la face (je l'avais déjà eue en décembre dernier).

En espérant que ces 5 révélations ne nuiront nullement à ma demande de résidence...

1. j'ai été circoncis, non par conviction religieuse mais pour raisons médicales ;

2. j'ai côtoyé de très très très près l'une des participantes aux auteurs du dimanche (elle n'a du faire qu'une ou deux apparitions il y a quelques mois et a elle-même côtoyé de très près l'un des auteurs actuels). Le mystère est à son comble... ;

3. je réfléchis de plus en plus sérieusement à changer radicalement de carrière ;

4. j'ai déjà passé une nuit au poste de police, il y a 9 ans de ça ;

5. j'ai une fâcheuse tendance à me mettre les doigts dans le nez quand je suis seul dans ma voiture, arrêté à une lumière ;

J'espère, Martin, que mes réponses ne sont pas incompatibles avec une résidence permanente en terre québécoise.

Comme je ne souhaite pas voir la "tague-boomerang" revenir, je vais brider ma générosité et ne tagguer personne.

26 janvier 2007

Décompte migratoire

Ca y est, j'ai franchi le pas.

Après bientôt 3 années de pur bonheur à Montréal en tant qu'expatrié et un poste refusé à Sydney il y a quelques semaines, ma demande de résidence permanente est partie par la poste en ce vendredi 26 janvier 2007, jour que je marque d'une pierre blanche.

Reste plus qu'à s'armer de patience pendant quelques mois. Ça fait beaucoup de dodos tout ça...

Him, Himself and He

Hier, je suis invité à prendre l'apéritif chez des amis. Une dizaine de convives sont réunis et réduisent rapidement les quelques bouteilles de vin rouge en vulgaires cadavres.

Parmi les invités, Michel, qui, bien qu'étant une vague pièce rapportée que l'on rencontre pour la première fois pour la majorité d'entre nous, n'en finit plus de nous saoûler avec l'histoire de sa vie.

Voilà plus d'une heure que nous tentons de supporter ses anecdotes lourdingues, l'étalage de sa science (pas infuse) et ses avis aussi tranchés qu'inintéressants, quand l'un des convives l'interpelle gentiment :

- Excuse-moi... euh...
- Michel.
- Oui, c'est ça, Michel. Ecoute Michel, ne le prends pas mal, mais ta vie, elle a l'air absolument extraordinaire à vivre, mais à écouter, c'est quand même sacrément chiant.

Sourires crispés et silence aussi gêné que libérateur autour de la table.

- Ah vraiment, excusez-moi. Dès que je bois un peu, je parle, je parle. Plus moyen de m'arrêter. Ma femme me le dit souvent. Mais la vie est tellement passionnante, y a tellement de...
- Michel... (soupir)
- OK, OK, je me tais.

Même si tu comprends pas vite, merci Michel.

24 janvier 2007

Sport, dopage et politique

Le cycliste belge Johann Museeuw, ancien champion du monde aujourd’hui à la retraite, vient de reconnaître s'être dopé à la fin de sa carrière pour maintenir son niveau de performance, et « terminer sa carrière en beauté ». Cette annonce a plongé le monde du cyclisme dans la stupeur et l’émoi. Penser que le dopage puisse exister dans le sport de compétition en général et dans le cyclisme en particulier, quel scoop

Le jour où on m’annoncera qu’un vainqueur de course cycliste est propre et que les medias arrêteront de jouer les vierges effarouchées et prendre le public pour des cons, là ce sera un vrai scoop.

Mais le dopage ne se limite pas au monde du sport. Même la politique est touchée. Aujourd'hui également, George W. Bush, dont les contrôles sanguins se révèlent constamment positifs à la connerie (puissant produit dopant pour la cervelle), a réitéré sa conviction que la victoire en Irak était proche.

Le dopage, un fléau tentaculaire...

Bell, ce tueur d'arme technologique

Afin notamment de réduire les frais de déplacement et améliorer les échanges inter-sites, ma compagnie s'est équipée d'une nouvelle arme technologique en matière de communication : la vidéoconférence.

Si l'intention est louable en théorie, les faits sont, disons, légèrement contraires aux attentes.

Extrait de la réunion de ce matin entre notre collègue Michel en France et notre usine de Montréal.

Michel : Bonjour à tous. Alors, quel temps vous avez à Montréal ? Vous vous gelez ?
- Un peu de neige avec des températures autour de -10.
- OK. Bon on est là pour.... projet.... sur le packaging des... pour les US....
- Euh... excuse-nous Michel, mais on n'a pas bien compris l'objectif de la réunion. Le son est très saccadé.
- Je disais... projet... sur le packaging.... parce que.... américaine nous demande... lancement...
- C'est pas vraiment mieux, là. En plus, l'image gèle toutes les 3 secondes, du coup ta gestuelle est assez étrange.
- Y a pas quelqu'un qui peut appeler le service informatique ?

10 minutes plus tard. L'ambiance du côté de Montréal est rapidement devenue délétère, alors que L. du département informatique se démène en vain, tout en blâmant Bell pour les problèmes (oui, j'ai appris aujourd'hui que le système de vidéoconférence passait par les lignes téléphoniques).

Mon cellulaire sonne. Au bout du fil, Michel.

- Bon, je propose qu'on fasse la réunion en appel conférence. Donne moi le numéro de tél de la salle où vous êtes.
- OK.

Ainsi, grâce à l'incompétence de "l'opérateur-castor" qui aura réussi la prouesse de rendre inopérante une merveille technologique, nous aurons pu dormir la majeure partie de cette conférence téléphonique de 2h, sans la crainte d'être dénoncé par un écran de télé "big-brotherien". Merci Bell.

22 janvier 2007

Leçon de vie de bureau : Empathie 101

Il y a peu, je vous parlais de mon sympathique collègue informaticien L., celui dont la vie extraprofessionnelle est un tourbillon… de délirante platitude. Ce matin, alors que je suis en train de parler avec un autre collègue, je le sens qui s’approche à mes côtés et me glisse d'une voix aussi geignarde que mystérieuse :

- J’pense que ça t’aurait plu mon truc de samedi.

Je me tourne à peine vers lui, irrité à la fois par son intrusion et cette phrase qui arrivait comme un cheveu sur la soupe, mais surtout exaspéré par sa simple présence, qui est toujours annonciatrice de moments pénibles :

- Moi : Hein ? de quoi tu parles ?
- L. : Le resto, où je suis allé samedi... avec des amis (il insiste sur le mot Amis)
- Moi (pensant : non ! tu vois d’autres gens que ta famille le week-end ? t’as des amis toi maintenant ?) : Ah oui ?
- L. : C’est au coin de Gilford et je sais plus quelle rue…
- Moi : Ah…
- L. : C’est de la bonne cuisine. Moi, j’ai pris du confit de canard. Vraiment excellent.
- Moi : Super.

Le collègue avec lequel je discutais en profite pour lâchement filer à l'anglaise, non sans m'adresser un regard empli de compassion.

- L. : Y avait une table d’hôte à 28$ vin inclus, mais moi je bois pas de vin.
- Moi (plein de sincère désolation) : Ah c’est vrai...
- L. : Mais la patronne a accepté que je prenne un Coke à la place.
- Moi (jouant le soulagement, bien qu’outré qu’on puisse savourer un magret de canard avec un vulgaire Coke) : vraiment sympa de sa part.
- L. : J’crois qu’elle est française d’ailleurs.
- Moi (feignant la surprise devant l’intérêt suscité par une révélation aussi incroyable) : Nooon ?
- L. (un rictus de fierté sur la face) : Ouais, ouais.
- Moi (tout en m’éloignant, conscient que si je ne mets pas rapidement un terme à la conversation, je serai bientôt informé des plats choisis par ses amis d’un soir) : Bon, j’m’excuse L., mais j’suis attendu pour un meeting. Faudra vraiment que tu me donnes l’adresse.

Et bien entendu, un fois installé devant mon écran d'ordinateur, un email de L. avec force de détails (lien internet, adresse, détail des menus, etc) m’attendait. Je sais que tout part pourtant d’un bon sentiment, mais je n'ai encore une fois pas tenu plus de 2 minutes. J’ai encore échoué à mon examen d’Empathie 101. Je promets de travailler fort mais le social, c'est vraiment pas mon truc.